Posted 2 avril 2020 by SAJE in Entrepreneurship
 
 

L’importation du Maroc au Québec : un défi de taille pour Maha Belhadfa

maha entrepot
maha entrepot

Fondée en juin 2018 par Maha Belhadfa, l’entreprise CaroM, fait la distribution de carreaux de ciments décoratifs faits à la main au Maroc et exportés au Canada. Arrivée ici à 17 ans, la jeune femme qui a aujourd’hui 29 ans, a complété un BAC en administration des affaires et a travaillé pour plusieurs grosses compagnies avant de démissionner de ses fonctions pour sauter dans le monde de l’entrepreneuriat.

 

« C’était un grand risque de quitter mon poste, mais mon emploi ne drivait vraiment plus et j’avais besoin d’aller ailleurs. À ce moment-là, j’ai commencé à découvrir le marché de construction montréalais, mon frère et mon oncle étant dans le domaine, et de fil en aiguille le désir d’apporter une touche marocaine en Amérique du Nord a grandi en moi et c’est ce qui m’a poussé à me lancer. »

 

L’exportation, un défi de taille

 

C’est un énorme défi pour l’entrepreneure d’orchestrer l’exportation de Marrakech à Montréal, puisque de nombreux sous-traitants sont impliqués dans le processus.

 

« Un des principaux défis est le temps :  Le délai de production, les différentes étapes avec chaque sous-traitant, le transport, etc. De plus, les produits doivent souvent être inspectés aux douanes, ce qui rend le processus encore plus long et coûteux. La fiabilité des partenaires est une autre contrainte, puisqu’il m’est souvent arrivé de devoir faire face à des imprévus et changer mes plans à la dernière minute, car les gens avec qui je faisais affaires m’ont laissé tomber ou n’ont pas effectué la tâche convenue. Ce sont des moments très stressants, car je dois m’assurer que la livraison soit faite à temps pour les clients et je dois trouver des solutions de rechange en peu de temps. »

 

Le défi d’être entrepreneur

 

Pour Maha Belhadfa, être entrepreneure, c’est en défi en soi. Elle compare d’ailleurs le fait d’avoir une entreprise à avoir un bébé :

 

« Avoir une entreprise, c’est comme avoir un bébé. Il grandit devant vous avec ses avantages, ses inconvénients et apporte son lot de problèmes à gérer. Lorsqu’on devient parent, toute notre attention est livrée sur notre bébé et on ne priorise pas les autres sphères de notre vie puisque celui-ci est encore trop jeune et nous en sommes responsables à 150%, exactement comme avec une entreprise en démarrage. Avant de se lancer, les entrepreneurs ont une idée de ce qui les attend, mais c’est flou, un peu comme lorsqu’on s’apprête à devenir parent. »

 

 

Afin de garder un certain équilibre, Maha Belhadfa nous confie méditer régulièrement pour réduire son stress et se concentrer sur ses objectifs. Elle souligne d’ailleurs l’importance d’être organisé, structuré et de tout prendre en note.

 

« Il est important pour moi de fixer des objectifs annuels, mensuels, hebdomadaires et quotidiens. Je les écris d’ailleurs sur une grande page blanche et ça m’aide beaucoup à avoir une image globale et un objectif final en tête, surtout durant ces jours où tout va mal. Ça me permet de me recentrer et de continuer à avancer pour atteindre mes buts et d’essayer de prévoir les choses auxquelles on ne pense pas toujours. »

 

 

L’impact du SAJE sur son projet

 

La fondatrice de CaroM souligne l’aide apportée par le SAJE Montréal Centre et la pertinence d’avoir suivi la formation Lancement d’une entreprise, avant sa participation à la mesure de Soutien au Travail Autonome (STA) :

 

« C’est 60% grâce au SAJE que je me suis motivée à lancer mon projet. Pour moi, ça a été un wake up call sur le fait que mon projet était réalisable. Les cours de la formation Lancement d’une entreprise m’ont permis de faire un retour en arrière sur certaines notions et m’ont fourni beaucoup d’astuces. Lors de mon application à la mesure de Soutien au Travail Autonome, le comité de sélection m’a donné la confiance dont j’avais besoin. C’était très motivant de savoir que des gens croyaient réellement en mon projet et d’être supportée par un conseiller encourageant qui sait comment te guider. »

 

En conclusion, Maha Belhadfa souhaitait mentionner que le Canada est un des pays les plus appropriés pour se lancer en affaires, peu importe l’âge et les conditions sociales. Selon elle, on donne la chance à pratiquement n’importe qui de démarrer n’importe quel projet, mais les gens ne sont pas assez conscients de toutes les possibilités qui s’offrent à eux. Il faut mettre l’accent sur les nombreuses ressources disponibles afin qu’encore plus d’entrepreneurs osent se lancer.

 

 

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